Forum de la guilde RP Le Talandra, Navire marchand des mers d'Azeroth, sur le serveur Kirin Tor du MMORPG World of Wacraft.
 
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 Des Langes Au Démoniste

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Soltern
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MessageSujet: Des Langes Au Démoniste   Sam 4 Aoû - 0:19

Miranda, ma fille.

Je t’écris ces lettres aujourd’hui pour t’expliquer l’homme que je suis, et que je serais encore peut-être quand tu seras en âge de lire et de comprendre ceci.

Je suis un homme compliqué. J’ai vingt ans, au moment où je t’écris ces lignes. Je suis fiancé à Devda Rochebarbe. Ma guerrière. Cet état de fait dure un peu, mais les moments n’ont jamais été propices à notre union. Mais pour raconter une histoire, et en particulier la mienne, il faut commencer depuis le début.

Je suis né de l’union d’un individu dont j’ai ignoré longtemps les origines et...d’une Dame de joie. Ma génitrice se nommait Fiona Sinder. Je ne l’ai pas connu, j’étais trop jeune quand elle s’est séparée de moi. En réalité, elle m’a vendu. Echangé contre des pièces d’or. Une dame âgée, de haute bourgeoisie m’a acheté afin de faire de moi son futur héritier. Elle a payé des nourrices pour s’occuper de moi. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cet époque, en réalité, si ce n’est que je ne l’appréciais pas.

Un jour, alors que j’avais quatre ans, elle m’a emmené voir une représentation. La première fois que j’ai aperçu un théâtre. Que j’ai vu une scène. Et une troupe. J’en suis tombé amoureux. J’ai un don pour le mensonge. Et se faire passer pour un personnage dans une pièce n’est pas si éloigné du mensonge que ça.

J’avais quatre ans, et j’étais extrêmement curieux. Je suis entré dans un chariot en feignant un besoin urgent auprès de cette horrible harpie qui m’avait acquis. Je me suis bien caché, et je ne me suis montré qu’un jour plus tard, une fois la troupe partie.

Ce sont les meilleures années de ma vie. Le chef de la troupe m’a pris sous son aile une fois qu’il a vu que j’évitais les questions sur mes origines, et comment j’étais arrivé. Ca n’a pas été aisé, je m’en souviens. Aujourd’hui, je pense qu’il avait deviné qui j’étais. Après tout, on ne recherche pas un enfant disparu sans faire du bruit. Il m’a présenté à la troupe avant de se rendre compte qu’il ne connaissait pas mon prénom. Je leur ai donc donné le seul cadeau que j’ai jamais eu de ma génitrice. Mon prénom. Darsin. Pas de nom de famille. Juste Darsin.

J’ai vu le malaise chez certains d’entre eux, et je ne comprenais pas. Plus tard, j’ai compris qu’ils savaient parfaitement qui j’étais. Ils n’ont rien dit toutefois. Je préfère garder de côté le nom et le prénom du chef de la troupe et de son épouse. Ils m’ont gardés près d’eux. Ils avaient perdus un petit garçon, des suites d’une maladie. Ils avaient également une fille, plus âgée que moi. Elle avait déjà une dizaine d’années et s’appellait Sélène.

C’est ainsi que j’ai appris à jongler, à chanter et à jouer de la musique. A réciter et retenir les chansons et leurs airs. J’ai également appris ainsi à monter les scènes pour les représentations. Et j’y ai fait mes premiers pas avec celle qui était ma confidente à l’époque, mon amie, ma soeur. Elle m’a appris à jouer des émotions présentes sur mon visage dans un premier temps. Autant dire que cela n’a pas pris beaucoup de temps. L’attitude m’a présenté plus d’ennuis, mais cela n’a duré qu’un temps. Mais je n’étais pas encore assez doué selon les critères de la troupe.

Alors j’ai continué à apprendre. En particulier la musique. Je joue de la harpe depuis mes quatre ans. Avec eux, j’ai pu attaquer quelque chose de bien plus sérieux au niveau de la musique. Et je grandissais également. Les années ont vite passés et j’ai atteint mon neuvième anniversaire. Je n’étais toujours pas monté sur les planches, et j’avais grandi. J’étais fin, mais pas maigre. Loin de là. Je mangeais bien depuis ma naissance. J’étais mignon comme un bouton de fleur, comme se plaisaient à le dire les femmes de la troupe.

C’est ainsi qu’un concours de circonstance fâcheux est arrivé. Sélène était malade, et ne pouvait monter sur scène. J’avais aidé à l’apprentissage de son texte et aux répétitions. J’y pense aujourd’hui avec le sourire, mais j’ai supplié son père de me laisser le rôle plutôt que d’annuler la pièce. J’ai fait une très jolie demoiselle, une fois maquillé et habillé.

J’en garde un très bon souvenir car j’ai ravi et gagné un certain respect dans la troupe après cette représentation. J’avais été magnifique pendant la représentation d’après tous ces gens qui travaillaient à mentir ensemble, depuis des années, pour le plus grand plaisir des autres. J’étais un bon menteur.


Dernière édition par Soltern le Sam 4 Aoû - 0:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des Langes Au Démoniste   Sam 4 Aoû - 0:20

La suite de ma vie a été musiques, fêtes et représentations, et ce jusqu’à mes onze ans. Là les choses quittent les couleurs. Elles quittent le sentier qui aurait pu faire de moi quelqu’un d’autre. Peut-être quelqu’un de meilleur.

Sélène s’est mariée. Elle est tombée enceinte. Je n’étais guère enchanté, car elle nous quittait ainsi pour s’établir dans une ferme. Une ferme. Quelle banalité, quelle horreur même pour moi. Une ferme. J’étais mortifié. J’étais en colère. J’étais triste.

Elle l’était aussi, car nous étions très proches. Elle m’a dit que je serais toujours le bienvenue chez elle. Nous avons bougé, et sommes revenus près d’Elwynn à cette époque. J’ai entendu des histoires ensuite. Sur celle qui m’avait adopté. Sur la péripatéticienne -un peu de politesse, ma fille, enfin- qui m’avait vendu également. J’avais onze ans. J’ai ressenti de la haine pour la première fois de ma vie.

Je me sentais blessé. Les autres enfants avaient une mère. Elles prenaient soins d’eux. La mienne m’avait vendu. Je ne désire pas m’étendre sur la façon dont j’ai commis ces actions, car je n’en suis pas fier. J’ai quitté la troupe, du jour au lendemain, en laissant juste un mot de remerciement pour chacun d’entre eux.

Tout ce que tu as besoin de savoir, c’est que c’est à cet âge là que j’ai commis mes premiers meurtres. J’ai tué ma génitrice, un de ses clients, et la dame qui m’avait acheté. Et j’ai fui.

J’ai fui jusqu’à chez ma soeur. Je suis allée chez elle. Du temps avait passé, et son visage était marqué par la fatigue et la maladie. Même dans l’état de choc dans lequel j’étais, j’ai remarqué des détails. L’absence d’enfant était le plus flagrant. Elle n’avait plus rien de la menteuse que j’avais connu. Cela m’a sorti de mon état.

J’ai commencé à poser des questions. Elle m’a avoué que son mari la battait, et que c’était ainsi qu’elle avait perdu son enfant. Qu’elle n’en pouvait plus de vivre cette vie. Qu’elle désirait uniquement mourir. C’est à ce moment là que son mari est arrivé. Il était fort, une véritable montagne.

Ma fille, peu importe la taille de ton ennemi. A partir du moment où il l’est, deux choses comptent : Ta survie et sa mort. J’ai feint la joie en le voyant arrivé. Il m’a tapoté l’épaule, m’a ébouriffé les cheveux et m’a demandé un peu d’aide pour cueillir des fraises pour Sélène. Nous sommes sortis et il a commencé à cueillir les fruits. Qu’est-ce qu’un petit garçon pouvait faire contre lui ?

Ce meurtre là, j’en suis fier. J’ai utilisé une grosse pierre pour briser son crâne.

Sélène m’a regardé faire depuis sa fenêtre. Je le sais, car je l’ai vu. J’ai frappé, une première fois en sautant, et il a mis un genou à terre. J’ai frappé une deuxième fois et il s’est écroulé. J’ai continué, continué et continué. Honnêtement, je ne distinguais plus les fraises des bouts de cervelles.
Je suis allé me laver, et j’ai récupéré ce qui était utile dans cette maison, en subissant le regard de mon amie et son silence. C’était pire que tout. Mais j’étais joyeux. J’avais mis fin à la vie d’un indésirable. Une fois les affaires amassées dans des sacs que j’avais mis sur les bêtes, je suis allé la chercher. Elle a tremblé en me voyant venir, et même si cela me déchirait le coeur, je me suis forcé à l’amener jusqu’aux bêtes. Je l’ai guidée jusqu’à la troupe. Et je suis parti.

Je suis devenu un enfant des rues de Hurlevent. Je volais à manger et je courrais pour ma vie. J’avais définitivement quitté les voies normales, Mi’. J’ai passé des années à vivre au jour le jour. J’étais tout de même profondément choqué par mes actes, après un certain temps de réflexion. Alors je me suis occupé pendant quelques années. Cinq pour être exact. C’est ainsi que je suis devenu grand et maigre.

Mi’, mange bien tes légumes. A l’âge où tu liras ces lettres, j’étais prêt à tuer pour un citron.
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MessageSujet: Re: Des Langes Au Démoniste   Sam 4 Aoû - 0:49

Ca a été une période difficile de ma vie. Charnière. J’ai beaucoup pensé à ce que j’avais fait. Je me suis torturé pendant des mois et des ans. Du moins les jours où j’avais assez de force pour cela. Je souffrais souvent de la faim. J’étais sale, mes chaussures avaient rendus l’âme depuis bien longtemps et le reste de mes vêtements n’était pas en bien meilleur état.

Je mendiais certains jours. Parfois je volais du pain. C’était un bon repas qui me permettait de tenir quelques jours. Quand j’arrivais à avoir un fruit, en particulier un citron, j’étais aux anges. Mais pendant ces années, je n’ai pas tué. Je n’ai pas fait usage de violence, si ce n’est pour me tirer d’affaire. Et encore : je courrais vite, quand j’avais les forces de le faire.

Mon séjour parmi la troupe m’avait laissé de bonnes capacités physiques pour un enfant de mon âge et de ma carrure. Je grimpais rapidement et j’avais le pied sûr. J’étais capable de me faufiler n’importe où du fait de ma maigreur. Mes pieds étaient horribles à force de courses sur les pavés de la cité, d’escalade et autres activités qui sont bien plus aisées avec des bottes.

Cela a duré trois ans. A quatorze ans, j’ai commencé à apprendre la magie. J’avais volé un livre, en espérant le vendre à bon prix. J’avais développé une excellente mémoire, aussi j’ai commencé à retenir son contenu en le lisant. Une fois fini, j’ai finalement pu le vendre. L’argent m’a permis de faire des choses essentielles pour se remettre quelque peu en selle. J’ai acheté de quoi manger dans un premier temps. Un vrai repas. J’en ai pleuré. Je n’avais jamais versé une seule larme depuis mes quatre ans.

J’ai ensuite pris un bain, acheté des vêtements simples et une paire de bottes. Quel bonheur, ma fille, quelle joie ! J’ai à nouveau senti les larmes venir, et j’ai dû me forcer à les contenir. J’étais habillé, j’avais mangé, j’étais propre. Je me sentais comme dans la peau d’un autre, et cela me rendait confiant. J’étais bon pour cela. Je suis allé à la tour des Mages, afin de trouver un moyen de m’instruire.

Là-bas, on m’a demandé mon nom. Stupide que j’étais, je leur ai donné mon prénom et mon nom de famille. Du moins celui que j’avais reçu de mon acquéreuse . Il faut me comprendre : J’étais jeune, j’avais passé des années misérables. J’étais encore un peu embrumé par la joie qu’était la mienne.

La garde est venue me chercher. On m’a posé des questions sur mon absence et sur le meurtre de celle qui m’avait adopté. J’ai menti en disant que le meurtrier m’avait enlevé et laissé dans la rue.

Je m’étais ressaisi en les voyant arriver. Le mensonge m’était à nouveau permis. Ils me connaissaient bien sous les traits de l’enfant sale et voleur. Mais là, j’étais propre, j’étais un autre. C’est ce qui m’a permis de m’en tirer à si bon compte. Ils m’ont gardés un jour, avant de me signaler que j’avais quelques possessions héritées. Une excellente surprise. J’ai failli m’évanouir à la vue du montant dont j’étais désormais possesseur. Evidemment, il y a eu des histoires de taxes à payer, de différents frais. J’étais naïf, et au final, même amputé de ces sommes, ma fortune était conséquente au vu des trois pièces de cuivre que j’avais en poche.

J’ai ri, ri pour la première fois en plusieurs années. J’ai pleuré de joie aussi, sans me retenir. Une fois libéré, j’ai acheté des vêtements, un autre repas, et je suis allé m’écrouler dans une chambre de ma demeure.

Je m’arrête ici, là où tout semble si brillant pour moi. Cela ne dure qu’un temps, évidemment, ma chérie. Rien n’est éternel.
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MessageSujet: Re: Des Langes Au Démoniste   Sam 4 Aoû - 2:21

J’ai commencé dès le lendemain mon apprentissage de la magie. Après un petit déjeuner. Un goûter. Un déjeuner. J’avais même des domestiques qui venaient s’occuper de la maison. Je les connaissais depuis ma plus tendre enfance, et ils s’étaient réjouis de me revoir. Pas moi. Mais je mentais bien, et ils n’y avaient vus que du feu. Je m’étais assuré leur fidélité ainsi.

Je me suis rendu à la tour, et là-bas, un mage m’a fait rentrer dans une sorte de classe pour débutant. Il y avait une dizaine d’autres personnes, plus âgées que moi. J’étais le plus jeune, du haut de mes quatorze ans. Il n’y a pas grand chose d’intéressant à en dire. J’apprenais vite, comme à mon habitude, et je travaillais énormément.

J’étais habitué à un rythme de vie extrême, alors autant te dire Mi’, que je souriais de l’aisance de ces études. Je dormais dans un lit, je me lavais deux fois par jour, je mangeais à ma guise. J’ai repris un peu de poids, et j’ai avancé un peu dans ma croissance. Un médecin est venu plusieurs fois me voir, et m’a annoncé que je resterais aussi fin, très probablement. Cela m’avait servi, alors cela ne me dérangeait pas trop. Il m’a demandé dans un léger soupir si tous les enfants dans la rue étaient comme moi. J’ai dit non. Il a dû prendre ce non d’une autre façon que celle que j’avais en tête. Il y en avait certains comme moi intelligents, rapides, voleurs et finauds. Mais nous étions une poignée, et nous ne nous apprécions même pas tous.

Quoi qu’il en soit, j’étais en bonne santé. J’ai mal vécu en revanche l’évolution de ma voix. J’ai mis du temps à m’y habituer. J’ai très mal vécu également mon niveau désastreux à la harpe. Mes doigts avaient comme perdus leur sensibilité et leur capacité à jouer des morceaux pendant longtemps. A force de travail, ma capacité à chanter et à jouer de la musique est revenue.

J’ai vécu ce train de vie paisible et heureux pendant un an. J’ai fêté mes quinze ans en étant pris sous l’enseignement particulier d’un arcaniste du nom de Neil Dover. J’ai passé l’année suivante bien plus souvent chez lui que chez moi. Je suis devenu un jeune mage plutôt doué. Il m’enseignant la magie le jour, et le soir je lui faisais écouter mes progrès en matière de musique.

Je me suis fait quelques “amis” également à la tour des mages. Il y avait Magile, une jeune fille douée dans tout ce qu’elle entreprenait mais qui était d’une telle crédulité que j’ai pu lui faire croire à peu près tout ce que je voulais. Klein, un type capable de se fourrer dans les pires ennuis en quelques minutes. Evidemment, ces deux là faisaient la paire, et Klein s’était engagé à l’épouser auprès de sa famille. Quand je dis qu’il était capable de se fourrer dans les pires ennuis imaginables.

Et il y avait ceux plus proches de moi. Alken et Simélie. On nous appellait les trois bruns. Nous étions tous trois originaires de différents milieux. Alken était un noble hautain, qui n’avait de respect que pour les individus ayant une langue capable de débiter plus de venin que lui. Nous sommes vite devenus amis lui et moi ainsi. Simélie, quand à elle, était juste la fille d’un boulanger. Un beau brin de fille aux yeux bleus. Tonton Lanniey l’aurait apprécié. Ou peut-être l’a-t-il déjà fait. Elle ne parlait pas beaucoup au début, puis à force de nous fréquenter, nous avons réussi à lui apprendre les arcanes de la joute verbale. Très amusant pour Alken et moi. Moins pour elle au départ. Je dis bien au départ. Au final, mon dernier souvenir est une tirade qu’elle m’a tenu et qui m’a fait l’effet d’un coup d’estoc.

Elle était la meilleure arcaniste de nous trois. Alken était un peu derrière moi. Cela mettait parfois notre amitié à rude épreuve. Quoi qu’il en soit, nous avons fait la fierté de nos professeurs pendant un an. Ensuite vinrent les ennuis.
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MessageSujet: Re: Des Langes Au Démoniste   Sam 4 Aoû - 2:22

Nous étions chez moi, en train de jouer aux cartes, ou d’écouter des histoires que nous nous racontions. Nous passions une bonne soirée. J’avais fait amener des plats et quelques sortes de boissons. Alken a commencé à cracher sur Klein et sa stupidité. Et sur la simplicité d’esprit de Magile. Je sais qu’il était échauffé par l’alcool. Mais sa conduite a été le départ de tout cela. Même s’il n’est pas le seul fautif.

Comme je te l’ai déjà mentionné, nous étions quelques-uns à être futés dans la rue. Certains avaient leurs petites bandes. Je ne l’aurais jamais fait personnellement. Je suis un solitaire, sauf avec ceux que je connais bien comme Devda, tante Herlime, tante Eyaell, grande tante Ivalia et tonton Lanniey. Ah, et il y a aussi Chromatica, mais c’est uniquement parce que je me reconnais pas mal en elle.

Pour en revenir à notre histoire, disons qu’Alken a fait fuir Klein et Magile, et qu’ils sont tombés sur une petite terreur. Ils se sont montrés trop gentils, et ont commencés à se faire voler. Magile a hurlé quand un des crétins de la bande a commencé à se montrer...disons méchant envers elle, tu es trop jeune pour ce genre d’histoires.

Alken et moi avions un peu bu, et nous ne l’avions jamais fait en réalité avant. Nous avions fait attention aux quantités, mais tout de même. Simélie nous a suivi, elle n’avait pas bu une seule goutte d’alcool, alors nous avons dû nous fier à elle pour les endroits où nous pouvions poser le pied, par cette nuit noire.

Nous sommes arrivés, et mon sang n’a fait qu’un tour. J’étais de retour à cette époque où la survie comptait plus que tout. Et désormais, j’avais ma bande et mon quartier, et ils étaient sur mon territoire. Cela je le comprenais. J’étais en rage.

J’ai sorti un couteau que je portais toujours sur moi. Je t’aurais probablement montré comment les cacher quand tu seras en âge de lire ceci. J’ai planté dans la nuque de celui qui...était violent avec Magile et Simélie en a gelé un. Alkein avait un tempérament qui me ressemblait fortement. Mais pas du tout la même expérience du combat réel, et pas verbal.

Il a commencé à incanter, et l’alcool n’aidant à rien, a été trop lent. Il s’est pris un coup de lame en pleine poitrine. Il est tombé à terre, et à cette vision, j’ai utilisé la magie pour la première fois pour tuer.

Pas besoin de s’étendre là dessus. Simélie s’est occupée de Magile et Klein et j’ai amené Alkein chez mon médecin. Il s’est occupé de lui, et a pu le sauver. J’étais soulagé. Mais j’étais aussi conscient que c’était la fin d’une époque.

Le lendemain, j’ai fait mes affaires et j’ai confié la maison à mes serviteurs en disant que je partais. Simélie est venue me voir en larmes. C’est là qu’elle m’a tenu la tirade qui m’a fait tressailler. Elle m’a supplié de rester ensuite. D’attendre au moins le rétablissement d’Alkein. Je l’ai prise dans mes bras et je lui ai dit de continuer à s’entraîner régulièrement avec Alkein. De ne plus traîner avec Magile et Klein, ces deux imbéciles. Et je suis parti.

J’ai marché jusqu’à la marche de l’Ouest. Là-bas, j’ai rencontré une jeune femme brune, en robe rouge. Elle m’a regardé et a ricané en me traitant d’insecte. Autant te dire que j’ai mal réagi. J’étais encore affecté par les évènements. Elle m’a attaqué à l’aide d’ombre, et j’ai répliqué en faisant usage des arcanes. Elle m’a finalement vaincu avec aisance. Je déteste l’admettre.

Elle m’a tiré ensuite par le pied, pour m’amener jusqu’à sa monture, un sabre de givre. Elle m’a ensuite amené, pieds et poings liés, bailloné et à moitié groggy, jusque dans une jungle où je n’avais jamais été. Nous sommes rentrés dans une sorte de temple troll, à l’abandon depuis longtemps et pourtant habité par des dizaines d’individus. Une petite centaine, même. Elle m’a amené jusqu’au centre d’une île et m’a jeté devant une femme aux yeux bleus scintillants, au comportement qui m’a immédiatement fait penser à un serpent. Elle a tourné autour de moi et m’a étudié, avant de ricaner et de congratuler la jeune femme en robe rouge.

Elle m’a attrapé par la gorge et m’a remis sur mes pieds. Elle m’a alors déclaré qu’elle avait entendu parlé de mes petits exploits, et que j’allais lui servir. Que je ressemblais à un Grand Prêtre de son organisation. En plus jeune, mais que j’avais ce qu’il fallait ailleurs.

J’ai donc pris sa place pour elle. J’avais peur. Très peur. Je me sentais comme pareil à un insect ici. Ils m’ont donnés à fumer une sorte de tabac. C’était agréable et cela relâchait la peur. J’ai appris leurs noms. J’ai joué mon rôle, et cela lui a plu. Elle a alors annoncé la mort de leur Grand Prêtre. Ils étaient dévastés. Elle m’a alors parlé, seule à seul. Je m’adressais à elle avec tout le respect que j’étais capable de proposer de par mon jeu. Elle m’a proposé un savoir qui pourrait m’amener à dominer celle qui m’avait si aisément battue. Et de devenir son fils, celui qui lui succéderait.

Elle m’a laissé du temps pour réfléchir. Entre temps, la brune aux yeux gris est revenue me mettre à terre. Il ne m’en a pas fallu plus. Je déteste perdre.

J’ai discuté plusieurs fois avec la femme reptile. Elle m’a...fait quelque chose, quelque chose qui m’a transformé. J’ai eu mal, comme jamais auparavant. Puis j’ai regardé le monde différemment. Je suis devenu autre chose. Elle me regardait, avec l’affection d’une mère pour son enfant. Je sentais que mon corps était presque en train de partir, et pourtant il était là. Je sentais également le sol derrière moi, et la brûlure du soleil sur ma peau.

Et elle m’a dit : “Désormais tu es mon fils. Va te reposer.”

C’est ainsi que j’ai connu Azryen Soltern, ma première vraie mère. Et également celle qui fût ta génitrice : Cyrielle.
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MessageSujet: Re: Des Langes Au Démoniste   Sam 4 Aoû - 3:18

Je n’ai pas tout de suite compris ce qu’elle entendait par être son fils. J’ai d’abord dû m’habituer à mes nouvelles...capacités. Je maîtrisais désormais mon ombre et l’ombre environnante avec une facilité déconcertante. Comme s’il s’agissait d’une matière. Et j’étais doué pour ça.

Cela a fait enrager Cyrielle de constater mes progrès fulgurants. Au bout d’un moment, je l’ai moqué. Je continuais à fumer cette substance qu’on m’avait donné. Mon esprit avait aussi été affecté par la chose. J’étais devenu arrogant, et bien des idées qui me passaient par l’esprit alors glissaient. J’étais extrêmement bienveillant envers ma mère, et extrêmement autoritaire et tyrannique envers les autres. Sauf envers ma petite soeur. L’autre fille d’Azryen : Elzéara. Je l’avais sortie pour la première fois en ville. Je lui avais offert des robes. Je la protégeais et je m’occupais d’elle.

Finalement, Cyrielle et moi nous sommes battus. Je l’ai vaincu. Haut la main. Je me suis moqué. Un moment. Jusqu’à ce que nous devenions amis. Je commençais à avoir des soucis avec ma respiration, alors j’ai arrêté de fumer. On m’a fait consommer des plantes et tout a été mieux par la suite. Je crachais des substances noirâtres tous les matins, mais mis à part ces désagréments, tout allait pour le mieux.

Je suis peu à peu tombé plus ou moins amoureux de ta mère. Nous avons commencé une petite idylle, et ma mère nous a finalement mariés. Un peu précipitamment, et elle nous a demandé de commencer à faire des héritiers. Evidemment, je suis doué pour les soucis. Ta mère a accouché de jumeaux. Revo et Sion. Pendant le temps de sa grossesse, nous avons eu plusieurs dissensions à l’intérieur d’Obscurcis. Ma mère m’avait élevé à un rang très pompeux : Prince d’Obscurcis. J’étais heureux à l’époque, aujourd’hui je pense à cela avec beaucoup d’humour. Quelle naïveté. Je suis certain d’avoir eu le cerveau embué à l’époque.

Bref, l’histoire a voulu que j’en vienne à apprécier énormément ma mère, de mon plein gré, et au fil de nos discussions. J’ai également cru aimer ta mère. Je trouve que c’est différent aujourd’hui. J’étais naïf, et je n’y connaissais pas grand chose.

Il y a eu un mauvais évènement. Un traître, bien trop puissant pour nous tous. Mais il est mort finalement. Et je me suis levé, seul, avec ta mère. Tout le monde était mort autour de nous. Cyrielle l’a encore plus mal vécu que moi. Elle m’a abandonné et est partie faire je ne sais quoi. Je n’ai jamais été très au courant, tout ce que j’ai jamais appris c’est qu’elle était en relation chez les Sombrecoeurs avec sa mère Antaria Claircoeur.

J’ai été une vraie loque pendant des mois. J’avais perdu une énorme partie de ma puissance. J’ai commencé à courir le monde, jusqu’à tomber sur un lieu malsain dans le Nord. Il y avait un crétin nommé Ankou de Rakshaquelque chose. Un crétin. Disons que je me suis invité sur ses terres et que ça ne lui a pas plu. J’ai rencontré la carcasse animée de la fille sortie du même ventre que moi. Cela m’a fait énormément rire, mais j’étais encore embué. Arrogant. Un sale gamin.

Là-bas, j’ai rencontré Mirran tout de même. Elle état au service du crétin. Il y a eu pas mal d’histoires, tout ce qu’il faut vraiment en retenir, c’est que pour me remettre la tête sur les épaules, elle me l’a enlevé. Elle m’a décapité. J’ai réussi à survivre en me servant d’elle comme d’une pierre d’âme. Ah, il y a de ça également : j’ai commencé à devenir un génie de la démonologie là-bas. J’y ai vu Fëarielle Claircoeur. Fëarielle Claircoeur, qui m’a tout appris sur la démonologie, et pour qui ma mère n’était rien de plus qu’une petite expérience. La grande manie tout de mon univers à l’époque.

Honnêtement, j’ai eu beaucoup de chance. Mirran et moi nous sommes entretenus par la suite. Elle m’a remis en place, comme je le disais, et nous avons commencé à nous lier d’amitié. Peu à peu, elle en est venue à me considérer comme son fils. Après tout, elle m’avait redonné la vie d’un certain point de vue. Elle m’a suivi quand je suis parti, et je lui ai montré ce qu’il restait de ce qui était mon chez moi, dans la jungle de Strangleronce.

Puis un elfe non-mort qui pensait avoir la propriété de Mirran a commencé à me causer du soucis. A prétendre que je la manipulais et tout un tas d’âneries. C’était risible et ça n’a fait que renforcer le lien entre Mirran et moi. Mais il y avait des soucis à cause du crétin d’Ankou. Nous y sommes retournés et nous avons fait preuve d’un certain entêtement dans le domaine du combat en duo.

Mais pas avant que ta génitrice refasse surface, enceinte à en exploser, en me suppliant de la laisser revenir à mes côtés. J’étais très énervé. Je l’ai moqué. Elle est partie et je bouillais de rage. Pourquoi ? Car elle est allée se réfugier dans la couche du type que je supportais le moins dans les environs. Quoi qu’il en soit, j’étais encore jeune et bien que remis en place, j’étais indulgent. J’avais après tout, uniquement dix huit ans à cette époque. J’ai fini par me remettre avec elle.

Je le regrette, et à la fois, j’en suis heureux. Je vous ai regardé, toi et à ta soeur, les premiers mois de votre vie, avec rancoeur. Vous étiez un signe perpétuel de la trahison de Cyrielle. Puis un jour, vous avez plus compté pour moi qu’elle. Je m’occupais de vous, et Cyrielle a fini par partir se mettre dans les ennuis. Je l’ai supplié de revenir, et, disons que pendant ces évènements, ma petite soeur a refait une apparition en m’informant que ma mère n’était pas morte. Elle m’a également soumis à une sorte de rituel qui m’a forcé à être son esclave au passage, chose que j’ai très mal pris.

Elle voulait un peu plus qu’un amour fraternel, et a commencé à me faire payer mon refus par des séances de tortures qui consistaient principalement à m’arracher ma peau par carrés. C’est pour cela que je suis couvert de cicatrices.

Je suis un grand menteur, ma fille. J’ai réussi à lui faire croire que je l’aimais, et cela a demandé un peu plus qu’un jeu d’acteur à mon plus grand damne. Evidemment, dans le domaine des expériences, je n’étais moi-même pas le dernier. Elzéara ? C’était pire. Bien pire. Elle a donné naissance très vite à un fils, qui lui-même a grandi très vite.
Je hais et je chéris cette période de ma vie. Ma mère a repointé le bout de son nez, en adoration devant ce qu’avait fait ma petite soeur et devant l’affreuse chose que j’avais été forcé d’aider à engendrer pour me libérer.

Une fois libre, j’ai joué les informateurs pour les ennemis de ceux qui jadis avaient étés ma famille. C’est comme ça que j’ai connu Devda.
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MessageSujet: Re: Des Langes Au Démoniste   Mar 7 Aoû - 0:19

Devda, Devda. Un des meilleurs choix de ma vie. Ca a été un sacré hasard. Elle était disposée plus ou moins à me croire, alors je lui disais ce qu’il m’arrivait. Elle connaissait bien ta génitrice. A une époque elles étaient amies je crois, je n’ai jamais trop insisté là dessus. Devda me croyait, et puis je voyais qu’elle allait mal. Je n’avais plus personne vers qui me tourner, mis à part Mirran. A cette époque, ta soeur et toi étiez confiés à un de mes serviteurs qui m’était resté fidèle.

Finalement, nous avons eu l’opportunité de quelques temps de répit. J’en avais besoin, j’étais au bord de la folie. J’avais également besoin de m’occuper l’esprit. J’ai commencé à sympathiser avec Devda. Son moral était bas, et j’ai oeuvré de manière à la garder en vie, faire en sorte qu’elle reste utile.

Ma chérie, il arrive parfois que le rôle soit tellement plaisant qu’on en vienne à réellement faire ce qu’il faut. C’est ce qu’il m’est arrivé peu à peu. Une fois, Devda a sauté pour chercher à mourir, et j’ai ralenti magiquement sa chute. Je suis descendu ensuite et nous avons discuté. C’est la première fois de ma vie que j’ai offert ma main à quelqu’un en lui faisant comprendre que cette main serait toujours là. Nous avons passé de plus en plus de temps ensemble par la suite. Nous avons eu notre premier rendez-vous galant à Shattrath, à l’occasion d’une soirée. Là-bas elle a établi plusieurs règles : Pour commencer, je ne la toucherais pas, et si je le faisais, elle me tuerait. Je lui ai promis que je ne le ferais pas sans son accord. Elle m’a ensuite dit que si j’essayais de la protéger, elle me cognerait en premier. J’ai promis de ne pas la protéger. Honnêtement, elle n’avait pas besoin de ma protection. Ni de la protection de quiconque. Elle m’a donné encore quelques mises en garde que j’ai toujours bien observé par la suite.

Elle travaillait en temps que garde de l’hôpital d’Hurlevent, alors j’ai traîné dans ce coin, jusqu’à ce qu’elle se dispute avec eux. A l’intérieur, je jubilais de la voir quitter ces gens, et je ressentais aussi de la peine pour elle, qui comme moi, perdait sa famille.

J’ai tâché de lui redonner courage quand elle m’a dit que plus rien ne comptait pour elle. Je lui ai avoué pour la première fois que je serais là pour l’aider à se relever quand les choses iraient mal. La pluie a commencé à tomber, alors je l’ai invité sous mon toit. Une fois là-bas, alors que je m’apprêtais à lui laisser ma chambre, elle a été paniqué, et est tombée, sans pouvoir respirer. Je me devais de faire quelque chose, mais bien entendu, j’avais promis : Je lui ai demandé si je pouvais la toucher.

Après qu’elle m’ait donné son accord, je l’ai fait sortir et elle a commencé à aller mieux. Elle a été plus calme lors de notre deuxième tentative pour rentrer à l’intérieur. Une fois assuré qu’elle était bien installée, j’avais l’intention de partir. Elle m’a demandé de rester et j’étais réticent. A l’époque, mes nuits étaient hantées de cauchemars. Je prenais souvent des potions de sommeil sans rêve afin de pouvoir passer des nuits calme, et j’en ai utilisé les premiers temps où nous avons dormi ensemble. Je me réveillais, entouré de ses bras parfois, et je ne bougeais plus d’un centimètre.

Cela a continué quelques temps, et ce qui devait arriver arriva. Nous nous sommes avoués quelques paroles alors que les mauvaises nouvelles arrivaient. Nous sommes doucement tombés amoureux, et ma petite, je peux te parler de celui-ci car même s’il m’a rendu parfois malheureux, il m’a apporté bien, bien plus de bonheur, et j’espère qu’il continuera à le faire. La vie n’est pas toujours rose dans un couple.

Nous sommes partis quelques mois à Tanaris, prendre du repos, continuer à apprendre à nous connaître et passer du temps ensemble. A notre retour, nous avons dû affronter la chose que j’ai engendré. Beaucoup ont péris alors.

Je m’étend peu sur ces détails volontairement. Je ne les aime pas, et ils ne m’ont pas affectés plus que quelques temps. J’y resonge de temps à autres, mais j’ai été plus ou moins en paix au bout d’un certain temps.

Devda et moi vous avons récupérés. Cyrielle t’avait nommé d’après Devda, par ailleurs. Mais c’est son prénom, à elle. Et j’ai accepté, car je comprends cette volonté qu’elle a de garder ce qui est sien, à elle seule. Tu as donc été nommé d’après le nom du vivant de Mirran, Miranda.

Mais la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, même après ce genre d’évènements. J’ai commencé à être gravement malade, des suites de ma malédiction, transmise par ma mère Azryen. En réalité, je l’étais déjà depuis un moment. Au rythme où cela progressait, j’ai compris que je n’en aurais que pour deux ans tout au plus. Une course contre la montre commençait à cet instant, aussi ai-je demandé à Devda si elle voulait toujours de moi, même en sachant que j’avais une date indiquant ma mort au dessus de ma tête.

Elle est restée.

_________________
[22:58:12] [Ridji "La Moustache"] dit : Darsin Soltern, je m'excuse par avance.
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