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 Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg

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Anémyce Greenhall
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MessageSujet: Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg   Mer 19 Juin - 6:34

J'avais dit que je le ferais, rien que pour présenter des séries à ceux qui n'en regardent pas, ou qui n'en regardent pas énormément.

Actuellement la télévision française n'est pas fleurie de perles véritablement transcendantes ou méritant un coup d'œil plus poussé que cela. La moyenne offre un bouquet de programmes qui ne sont plus ou moins que du réchauffé de l'américanisme télévisuel des décennies précédentes, et hélas, que l'on parle d'humour ou de drame.

A l'heure d'Internet et de l'accès simple et efficace au streaming, aux critiques amateurs ou professionnelles, à la diffusion de fanfictions et de productions indépendantes, l'art du petit écran se mélange de plus en plus efficacement à l'art de l'Internet et à sa capacité de partage sur-développée.

Il devient alors plus aisé de se cultiver des œuvres des autres pays, et notamment des USA, du Canada et de l'Angleterre. Et ce gratuitement, sans contrainte d'horaires et à volonté, sous plusieurs langues, plusieurs sous-titres...

Partager mes propres opinions sur ce que je regarde serait donc contribuer à la fois au petit écran et à l'Internet.

Je dois bien avouer que je ne critiquerais pas des œuvres méconnues, des outsiders ou des ovnis de la télévision, mais bien des séries déjà considérées cultes, basiques, nécessaires à voir. Des productions donc populaires voire très populaires, que cela soit en terme d'audience ou carrément de public ciblé par la chaîne et les showrunners qui travaillent pour elle.

Et pour entamer ce topic, je vais présenter une série lourde et puissante. Et quand je dis lourde et puissante, c'est-à-dire une œuvre considérée comme l'une des meilleures de la télévision américaine toute époque confondue.

Elue meilleure série du monde par la Writers Guild of America cette année, devançant des piliers et des références comme Star Trek (trente-troisième place), Columbo (cinquante-septième place) ou encore The Muppet Show (quatre-vingt-onzième place) :



The Sopranos (Les Soprano), série de HBO de 1999, terminée avec 6 saisons à son actif, par David Chase.

Synopsis :

The Sopranos, c'est l'histoire de Tony Soprano, père de famille en surpoids et riche propriétaire qui gagne salement son argent en étant capo dans la mafia moderne, au New Jersey. De racines italiennes, c'est un homme de tradition, honnête et déférent. Mais c'est aussi un personnage tiraillé par son travail et l'évolution de sa famille, une femme inquiète et des enfants qui grandissent dans le secret pour arriver à un âge où comprendre ce qu'il se passe devient de plus en plus aisé.

Victime de crises de panique, Tony se doit de se confier à un psychologue, une décision ardue pour un ponte de la pègre tenu de respecter la loi de l'omerta... Et il se rendra vite compte qu'à la moindre faiblesse exposée à son entourage, si une première famille n'abuse pas de lui, l'autre le fera.

Avant toute chose :

The Sopranos est une œuvre du siècle précédent traitant du gangstérisme italo-américain qui a su sévir en Amérique et notamment dans les états de luxe et commerce, depuis l'ouverture des états-unis aux immigrés venus de l'Europe.

C'est un décors complexe à se figurer, une accumulations d'images et de symboles, d'histoires et de souvenirs que peu d'œuvres populaires traitent, même encore aujourd'hui, et surtout parce que l'Europe est en partie étrangère à ce contexte de pègre et de violence.

Pourtant de nombreux classiques existent et touchent cela, des productions à voir si possible avant de regarder The Sopranos, car elles offrent un éclaircissement non négligeable sur les sources qui ont conduit à la création de la série, et sur lesquelles elle repose, en termes de références et de scénario.

Aussi je conseille tout d'abord le visionnage (assurément déjà fait) de la trilogie The Godfather (Le Parrain) par Coppola, qui baignera l'esprit dans la culture italienne et dans les fondamentaux du gangstérisme sicilo-américain.

Lire Il Padrino (Le Parrain) de Mario Puzo est tout aussi conseillé, écrit par la patte d'un excellent européen du sud, ravageur dans sa pertinence et dans son éloge de la vieille Sicile.

Ensuite, voir Goodfellas (Les Affranchis) de Scorsese permettra d'approfondir encore le sujet tout en avançant dans le temps, à une époque plus proche de la nôtre et donc de The Sopranos. J'ajouterais que le casting de Goodfellas contient 27 acteurs en commun avec The Sopranos.

Wiseguy, de Nicholas Pileggi, est le livre ayant inspiré Scorsese (à vrai dire, c'est une histoire vraie). Sa lecture est un complément consistant.

Descriptif de la série :

Création : 1999
Chaîne : HBO
Etat : terminée
Saisons : 6
Par : David Chase
Format : 60 minutes (oscillant donc entre 50 et 70 minutes par épisode)
Genre : Drame
Acteurs notoires : Michael Imperioli (Goodfellas), James Gandolfini (True Romance), Lorraine Bracco (Goodfellas), Tony Sirico (Goodfellas), Steven Van Zandt (Guitariste de Bruce Springsteen sans expérience... hé oui).
Audience : 3,46 millions jusqu'à 13,42 millions de téléspectateurs.

La Mafia... Ca n'existe pas.

Des canards dans une piscine, une perte de connaissance, une psychologue très tournée vers Freud et un capo qui se doit de confier ses plus noires pensées sans évoquer les vérités crues de son métier...

The Sopranos a de quoi rebuter, surtout avec un format de 60 minutes pour treize épisodes. Il faut savoir que le nombre d'épisodes d'une série est décidé par la chaîne qui évalue tout d'abord une audience prévisionnelle pour ensuite fournir un budget. De nombreux facteurs entrent en jeu pour cette audience prévisionnelle, il y a tout d'abord les points. Les points consistent à savoir jusqu'où la série concerne le nec plus ultra des téléspectateurs, à savoir le noyau non pas le plus dur mais le plus concerné par le medium télévisuel : la fourchette 18-49 ans.

1,27 millions de téléspectateurs dans cette fourchette et vous avez un point. Plus vous avez de points, plus le programme est considéré profitable et donc bénéficie d'assurances supplémentaires : budget moins serré, annonce de nouvelles saisons, épisodes supplémentaires ou encore rallongement du format.

Perdez trop de points, et c'est la disparition d'un scénariste, le départ d'un acteur, la raccourcissement d'une saison voire dans le pire (ou le meilleur si vous sentez vraiment avoir perdu votre temps) des cas, l'annulation.

The Sopranos est une série qui parle de la communauté italo-américaine, qui se focalise sur le New Jersey et se montre extrêmement crue et violente, réaliste quelque part. Du point de vue d'une chaîne, c'est un partie prix dangereux et moyennement lucratif. Il est donc étrange de voir une telle série se voir allouer directement plus de dix épisodes d'une durée de plus de cinquante minutes, avec un casting aussi immense...

Et pourtant. Et pourtant ce risque The Sopranos le mérite. Après tout, avec un tel casting criblé d'acteurs rodés du septième art, une chaîne comme HBO derrière les fesses et un très peu de besoin de post-production (étalonnage simple, absence quasi-intégrale d'effets spéciaux), il y a de quoi garder la tête et s'attendre à du bon, à du très bon.

Et nous avons là une magnifique histoire contée longuement à travers 86 épisodes, regorgeant de réalisme et de moments de vie qui ne feront que sourire, grimacer ou couler une larme tellement la force du jeu est présente.

La Mafia... ça n'existe pas. Ce sont les mots de Tony Soprano, le personnage central de la série, à sa fille Meadow qui se doit de se trouver une excellente faculté pour ses études. La petite n'est pas sotte, elle se rend bien compte qu'avec une maison de la taille de celle dans laquelle elle vit, son père ne fait pas que dans le traitement des déchets écologiques. L'homme est absent de nombreux soirs, reçoit souvent des italo-américains chez lui, qui le respectent comme tout, suivent ses ordres et le conduisent dans la plupart de ses déplacements...


Cette phrase caractérise bien la série dont je vous parle. La Mafia n'existe pas... la fiction n'existe pas. C'est une œuvre naturelle, bardée de réactions humaines, de sentiments humains, d'une violence tout à fait palpable et avec laquelle on ressent une proximité affligeante. Le ton est tout de suite donné avec une incessant balancement de forces et de faiblesses chez les personnages, un tiraillement constamment palpable, un sentiment de doute, de peur et de crainte, mais aussi la totale et complète disparition d'attentes comme on peut en avoir avec les productions d'aujourd'hui :

Si vous voulez des fusillades à gogo, passez votre chemin. Des règlements de compte farfelus avec des démons qui racontent leur plan maléfique avant de jeter un sort, oubliez cette série. Si vous vous attendez à voir la mafia, cette pieuvre du gangstérisme mondial, telle qu'on peut se l'imaginer, invincible et mortelle en tous les points, je vous dit non, arrêtez-vous là.

The Sopranos, c'est occulter la mafia et ses symboles pour se concentrer sur les affranchis. Ce n'est pas l'organisation, ce sont les gens qui la font, qui la vivent. Les gens qui font la promesse de ne pas parler, de ne pas balancer, qui suivent les ordres et chaque jour craignent la mort et la guerre, un coup de feu pour un affront, un tabassage pour une centaine de dollars d'oubliée...

D'ailleurs la plupart des personnages sont des amateurs de Coppola et de son Godfather, qu'ils regardent souvent et en rigolent, comme s'ils souhaitaient plus que tout qu'on puisse les voir ainsi, avec autant de dignité dans leur façon d'être, autant de puissance et de majesté. Mais ce ne sont que des tueurs, des voleurs et des intrigants qui se planquent dans l'arrière-salle d'une boucherie italienne...

Oh, mais je vous rassure. Il y en a, des coups de feu, il y en a, des morts. Mais le cœur de cette série ne se situe pas dans l'âme du canon mais bien dans les veines du porteur.

La famille, c'est sacré :

S'il y a bien une chose importante dans une série, s'il y a bien un point qui permet dès les premiers épisodes de savoir si un programme est intéressant et pérenne, c'est bien la profondeur des personnages.

Les exemples sont nombreux, et même les pires d'entre eux ont connu la gloire et la reconnaissance grâce à cette règle, cette loi et cette évidence : une bonne série, c'est une série focalisée sur ses personnages. Lost, Battlestar Galactica, Little House of the Prairie ou bien d'autres encore le prouvent.

Et je peux vous dire que j'ai été séduit par les personnages, leur caractère, leur histoire ou leur façon de réagir et de se comporter. J'ai été séduit par l'humanité de Tony Soprano et son impulsivité maladive, involontaire. J'ai été amusé par la pureté italienne de Paulie, son insistance et son amour de sa famille. J'ai été inspiré par Chris et ses colères, son démon intérieur pourtant son âme d'artiste et sa passion du cinéma qu'il retranscrit dans ses écritures de scénarios de série B.

Un sentiment nettement renforcé par le procédé de confession généré par la thérapie de Tony Soprano face au docteur Melfi. Tenace fil rouge de la série, chaque visite de Tony chez don psychologue est un pas de plus vers sa rédemption et la compréhension de ses problèmes. Le voir évoluer face à ses difficultés, saisir et se remémorer la source de ses angoisses et de ses crises, que cela soit sa mère absente ou son père gangster... Des petits secrets se dévoilent petit-à-petit au fil de l'histoire, légers et jamais brutaux, séparant les rapports froids et tenus par les liens du business entre Tony et ses hommes, pour lesquels il ne peut rien avouer, rien se confier, pas même en tant qu'ami.

Je regarde de très nombreuses séries, j'ai d'ailleurs un cahier très chargé qui fait que je regarde un peu n'importe quand des épisodes, le matin, le midi ou tard le soir. J'ai cette vilaine tendance de parfois enchaîner trois voire quatre épisodes si l'intrigue me tient trop et qu'il faut que je sache quelque chose.

Il n'en est pas idem pour The Sopranos. Elle, cette perle, je la regarde exclusivement lors de mes repas. En mangeant. Je ne peux pas autrement, je n'y arrive plus. C'est une habitude que j'aie prise, comme si cela était religieux, comme si cela renforçait ma proximité avec les personnages et les scènes qui les accompagnent.

Car s'il a bien une chose très en commun avec le reste des œuvres du genre, ce sont bien évidemment les plans de repas de famille, de cuisine, de dégustation. Entendre parler de cuisine italienne par les personnages, voir les plats, écouter les recettes et sentir lors des rassemblements de ces gens du même sang ce lien incassable entre eux, cela a quelque chose de beau, de grandiose et de véritablement poétique.

Cela est stupide, mais The Sopranos m'a souvent donné l'envie de manger des pâtes en regardant un de ses épisodes. Peut-être car ils me donnent faim, peut-être sinon parce que je veux moi aussi ressentir le plaisir qu'est celui de déguster.

Il est de ces créations qui nous font nous remémorer des moments de notre vie, des périodes, des instants. Combien de fois en lisant Mario Puzo j'ai quasiment humé l'odeur de l'huile d'olive, entendu les grillons chanter avec intensité et laissé le soleil caresser ma peau d'une douce chaleur... Et cela ne se limite pas à la lecture, au visionnage, cela concerne tout art, toute expérience ludique ou culturelle. Tout plaisir.

Cela marque l'esprit, et à chaque pensée pour l'expérience, nous offrons en retour une pensée pour ce qu'elle nous remémore. Quand je songe à mes lectures de Tolkien, je songe à l'internat au lycée, couché sur mon lit à lire durant les heures d'étude. Lovecraft, mes heures de punition dans ce même internat, au milieu du couloir. Eh bien The Sopranos, je pense à mes repas devant la série, tout juste chauds et préparés, dans la tranquillité de mon appartement, le bruit des voitures passant dans le boulevard au fond des oreilles.

Les scènes de vie sont nombreuses, elles sont essentielles, et en plus de donner un souffle de fraîcheur et d'humanité à la série, elles engendrent une cohésion et une fraternité chaleureuse entre les acteurs, qui eux, avec brio les font ressortir.


Le bon, le mauvais, la dualité de l'homme comme dirait Kubrick :

The Sopranos a du bon et du mauvais, il faut se le dire. Je la classe dans les séries longues détentes. C'est-à-dire de ces séries pour lesquelles il faut se consacrer beaucoup, qu'il faut regarder attentivement, méticuleusement, et patienter de très nombreux épisodes que le décors soit bien planté et l'intrigue parfaitement lancée.

Tout le monde n'a pas cette patience, celle de devoir se manger une demi-saison avant de trouver du plaisir, avant de saisir une accroche. Je suis de ces gens là. Combien de séries ai-je jetées par manque de patience ? Plein, parfois des excellentes, comme Person of Interest ou Doctor Who (certaines saisons) voire Boardwalk Empire ou encore Mad Men. Mais je suis pointilleux, et il m'arrive de revenir en arrière, et de recommencer avec un one shot. A savoir regarder une saison entière d'une traite. C'est dur, fort, ça tient le ventre mais c'est efficace, et la saison digérée, on trouve souvent son plaisir. Je me suis sauvé de Sons of Anarchy ainsi, que je trouvais trop brutale pour trop peu d'intrigue (j'ai été très con sur ce coup) ou encore Homeland voire Fringe.

Idem pour The Sopranos, j'ai dû recommencer. Et ça allait mieux ensuite, j'étais lancé, plus rien pour m'arrêter, sinon la fin de la série, évidemment (et je n'en suis pas encore, heureusement pour mon âme sensible et ma attachement facile).

Cela peut paraître bête, mais une chose m'a sauvée dans cette série, et c'est grâce à elle que j'ai été projeté et que j'ai continué : l'OST. Dieu, l'OST de ce programme est juste géniale. Pas de production spéciale de ce côté, non, mais l'utilisation de hits de l'époque, des années 50 à ce qui fut l'actuel pour The Sopranos. Bobby Darin, The Rolling Stone, Dean Martin ou encore Deep Purple. Des grands classiques, des jolis choix comme on en trouve rarement dans des séries, et pourtant si simples !

L'OST de The Sopranos est un point fort, excellent chez elle. Sûrement la seule série chez laquelle je tiens le crédit rien que pour écouter.


Du bon, du mauvais... De manière concise, cela image bien le sujet de la série. Cette constante opposition entre la malveillance de la pègre et pourtant cette dureté d'airain dans les valeurs, dans le respect des traditions, de l'autorité. Cette persuasion qu'ont les personnages de faire le bien un temps, et puis le mal pour des choses dérisoires en dehors du travail.

La loi du plus fort et la loi de la jungle sont deux lois pour lesquelles se battent la plupart des personnages, les défendant et les prônant avec conviction, à l'encontre des lois des hommes. Et pourtant, dans ces rudes batailles arrive continuellement la réflexion, l'introspection et la remise en question. Que suis-je, que fais-je ? Est-ce bon ou mauvais ? Je fais ma loi contre celle qui est inutile, ou au final n'y en-t-il tout bonnement aucune ?

Des questions que Tony ne souhaite pas se poser mais s'en voit contraint au fur et à mesure que ses crises le percutent de plein fouet.

Vit-il toujours en arrière ou est-il simplement de la vieille école ? Quelle limite entre les deux ? Sinon quel lien ?


Madonna santa !

Un jeu d'acteur puissant, une OST plus que convenable et une intrigue simple mais si naturelle qu'on ne peut que s'y accrocher, The Sopranos a tout ce qu'il y a du culte et de la réussite en terme de série télévisée.

On ne peut quasiment qu'éloger cette œuvre très inspirée de Scorsese, de Puzo et de Coppola qui en inspirera bien des autres après elle... (notamment en Europe, bizarrement)

Je regrette hélas les nombreuses intrigues secondaires parfois délaissées ou réduites, par manque de temps souvent. Le casting étant tellement important que la profondeur poussée des personnages n'est pas égale entre eux. Trop de perches ne sont pas saisies, trop de potentiel est gâté et sousestimé au profit de détails déplorables.

Heureusement l'intrigue principale est une corde plus qu'une ficelle sur laquelle on se tient férocement, sans jamais vouloir la lâcher.

Objectivement, bien une des meilleurs séries américaines, pour tout temps. Subjectivement, dans mes préférées sans pour autant transcender tout ce que j'apprécie dans le petit écran. Une perle qui sait séduire mon amour pour les films de gangster et les intrigues de famille. Ces claymores qui pèsent sur les têtes, prêtent à s'abattre au moindre instant, pour un moindre profit.

Un immanquable, incontournable de la télévision américaine. A voir, à revoir et à partager. Et surtout, mangez devant, vous y prendrez goût.



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MessageSujet: Re: Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg   Jeu 20 Juin - 15:46

Le temps de terminer les saisons disponibles de ce magnifique drame psychologique, et une petite critique d'un ovni, d'un outsider et d'un scénar totalement minimaliste : A VOIR.

The Booth at the End.



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MessageSujet: Re: Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg   Lun 24 Juin - 6:26


The Booth at the End (The Booth at the End, que l'on pourrait traduire par La Place du Fond), sur les chaînes Citytv et Hulu, de 2011, en production avec 2 saisons à son actif, par Christopher Kubasik

Synopsis (officiel) :

The Booth At The End est centré sur un homme mystérieux qui s'installe toujours au fond d'un diner. Les gens viennent le voir pour lui demander de réaliser des choses, ce qu'il fait toujours mais à un prix. En échange de ce qu'ils veulent, ils doivent sacrifier leur moralité et faire des choses qu'ils ne feraient jamais... L'homme ne les force à rien, c'est toujours eux qui commencent, ou arrêtent, avec en question de fond : "Jusqu'où je pourrais aller pour avoir ce que je veux ?".

Descriptif de la série :

Création : 2011
Chaîne : Citytv
Etat : En production
Saisons : 2
Par : Christopher Kubasik
Format : 23 minutes (Episodes oscillant entre 20 et 25 minutes)
Genre : Drame à vocation psychologique
Acteur notoires : Xander Berkeley (24), Jenni Blong (24, Six Feet Under), Jack Conley (Sons of Anarchy)...
Audience : aucune information

I hear the pastrami sandwich is very good here

Tout commence dans un diner americain tout ce qu'il y a de plus normal. Situé sur la banquette du fond, un homme à l'allure propre, sérieuse mais simple (Xavier Berkeley), profite des délices normaux de l'endroit. Il est seul. Le lieu n'est pas très vivant, quasiment vide, c'est le matin.

Dans un plan simple un homme rentre dans le diner pour s'approcher de lui, il semble pressé et mal à l'aise, s'assied, les cheveux noirs, le teint caucasien et les vêtements d'un homme d'affaire. Derechef l'écran revêt un noir complet pour afficher le nom de la personne dans une police sans spécificité aucune, « James ».

L'homme regarde à peine l'arrivant. "You're late". 

La discussion démarre, l'interlocuteur justifie son retard, il n'est pas au mieux de sa forme. Cela dévie sur une histoire de fillette, des détails, une sélection, le mystérieux gentleman âgé de la quarantaine pose les questions, l'autre répond.

Un esprit normal verra dans cette discussion une tournure malsaine, un loup caché qui ne présage rien de bon. Cet esprit ne se trompe pas, quelque chose se trame, pourtant le mystérieux client du diner demeure parfaitement impassible...

A peine peut-on récolter le minimum d'informations que le noir réapparaît pour donner un nouveau nom. Et tout l'épisode se déroulera ainsi, paire de minutes par paire de minutes les personnages vont s'enchaîner et partager les mêmes plans et le même temps, partager une semblable conversation avec le mystérieux homme qui boit son thé, son jus d'orange ou mange une tarte en questionnant les divers protagonistes. 

Et chaque fois, il est histoire d'une mission, d'un vœu et d'un deal.

« Dites-moi ce que vous voulez, et vous l'aurez. Vous devrez juste faire quelque chose en échange. Demandez tout ce que vous voulez. »

L'on vient voir l'homme car il serait capable de tout offrir, tout, oui, mais au prix d'une mission qui poussera le demandeur à faire des choses qu'il considérera horribles...

Devenir plus belle ? Braquez une banque.
Que votre fils retrouve la santé ? Assassinez une enfant.
La fin de la religion dans le monde ? Tuez 22 personnes en public en plein jour, devant témoin.

Et l'homme reste neutre, stoïque, totalement indifférent. Il note simplement sur son vieux et détérioré carnet tous les détails de l'avancée de la mission des demandeurs. S'ils s'exécutent, ils obtiennent ce qu'ils veulent immédiatement. Sinon, rien ne se passe, et ils ont le choix de s'arrêter quand ils veulent.

Qui est-il ? Pourquoi fait-il cela et pire encore, comment ?


The Booth...

Voilà tout ce en quoi consiste The Booth at the End, tout ce qu'il possède et renferme. En un épisode, vous traversez l'intégralité des décors qui seront utilisés : un seul. L'intégralité des personnages -ou presque- de la saison : quelques-uns. L'intégralité des plans et des effets graphiques : une maigre poignée.

The Booth at the End est un minimalisme du petit écran, un drame psychologique court et intense, où tout se fait dans l'écoute des discussions, la lecture des expressions, la déduction des non-dits, l'étude des apparences.

Cinq épisodes de 23 minutes (décomposés en dix d'une dizaine sur Dailymotion), c'est un format singulier pour un drame. Les 20 minutes se réservent communément aux séries comiques, aux sitcoms ou animations. Mais rarement aux drames, surtout dans une production fondamentalement télévisuelle. Pire encore, il devrait y avoir plus d'épisodes, pour un véritable drame. Cinq ? Si court !

Ne nous affolons pas, ce choix a été réfléchit et est franchement bien pensé. Il est parfait pour cette œuvre, et devrais-je même dire que je préfère clairement la décomposition du streaming de Dailymotion en dix épisodes. Car s'il y a bien un but à ce format court, c'est bien celui de perpétuer le mystère, les interrogations et le trouble chez nous, téléspectateurs ou streamers.

Les scènes se font si courtes et si intenses que chaque fin d'épisode est une remise en question et un potentiel stress vis-à-vis de l'intrigue. Il ne nous laisse pas réfléchir, pas penser. Déjà avons une graine d'idée dans la tête que l'épisode suivant la fait germer ou la déterre quasi dans l'instant. 

Réfléchir ne sert à rien, finissons-nous par nous dire, autant tout regarder ! La torture est telle qu'il le faut, une torture douce, qui paraît anodine. Pas de ces tortures que l'on peut avoir à cause des grosses séries avec de grosses histoires, non mais une plus futile dans ce cas. Une plus humaine. Et cette humanité dans l'interrogation et la curiosité qui fait que nous passons de la futilité du regard à ce besoin indispensable de veiller au dénouement des diverses intrigues.

Je ne saurais dire ce qui attise la curiosité dans cette série. Est-ce le fait de ne pas savoir ni qui est l'homme, ni ce qui le motive ou comment fait-il cela ? Ou est-ce simplement d'assister à son indifférence face au conte des atrocités de chacun de ses clients ? L'entendre les questionner, sur le pourquoi du comment, et le voir rester de marbre, parfois répondre à leurs questions, parfois leur donner un indice, tout cela avec une légèreté ahurissante.

Pire encore, l'esprit calculateur de l'homme est troublant, surtout lorsque l'on assiste aux premières confrontations entre les clients : la découverte du fait que certains vœux s'opposent, sans qu'aucun partie le sache sinon l'homme, qui lui niera jusqu'au bout son implication dans ces concours de circonstances qui n'en sont pas.

Certains obtiendront ce qu'ils veulent, d'autres non. De rares abandonneront, cédant leur égoïsme contre un brin d'humanité, le reste ira jusqu'au bout, prêt à sacrifier tout ce qu'il faut.

L'homme n'y gagne jamais rien. L'homme n'y perd rien non. Il dira à chaque fois qu'il n'a rien fait. « Merci à vous, c'est grâce à vous -Non, c'est grâce à VOUS, vous avez que VOUS vouliez car VOUS avez fait ce qui était demandé pour. »

C'est à partir de là que la série devient plus complexe qu'on pouvait s'y attendre. Il y a en effet une part de science-fiction fort bien maquillée et trop peu exhibée par la série qui est très présente.

Car bien que l'univers soit réel au possible, simple et naturel, pour ne pas dire totalement réaliste, l'étendue des possibles est dans cette série repoussée jusqu'au bout. L'immortalité est un souhait possible, faire revenir un mort ou encore provoquer la fin du monde, si c'était demandé, le serait (sûrement, à voir).

Ce carnet qu'utilise l'homme est évidemment l'objet de cette science-fiction latente mais tacite, son symbole et sa représentation au milieu du réel. Au final, on a l'humour de se dire que l'homme est peut-être un Watcher tout droit venu de Fringe, avec ses habilles noirs et son chapeau digne des années 50...  Mais je peux vous dire que cette distance prise par la série face à science-fiction me déroute au plus au point. Ces sacrés scénaristes narguent l'audience, l'attisent en ne disant rien, en ne laissant quasiment rien transparaître. L'interrogation est si simple, mais elle est fondamentale qu'elle a la force de la plus complexe des intrigues à ce sujet.

Et c'est là qu'intervient la clef de voûte de cette série. Le second personnage, pour ne pas dire personnage secondaire, pourtant considérable comme simplement récurrent...

Doris.



....at the End

(Après un travail que je ne qualifierais pas de longue haleine mais de quand même notable, ma putain de page web s'est perdue dans le néant, me faisant perdre l'entièreté de ce chapitre. Aussi il sera plus concis que prévu originellement, ma motivation en prenant un sacré coup.)

Doris est le personnage récurrent qui porte la vérité. Simple serveuse dans le diner, elle est la seule personne qui ne demande rien à l'homme, sinon son nom, sinon ce qu'il peut bien faire là. Femme simple et sans réelle prétention dans la vie, elle est le seul brin de chaleur de la série sur lequel se retenir pour en apprendre plus sur cœur de l'histoire, sur l'engrenage, sur la mécanique du tout. Sa curiosité maladive et son insistance auprès de l'homme conduiront jusqu'à l'obtention de premières révélations. Peu-à-peu les voiles se lèveront, parfois pour qu'on en apprenne plus, parfois pour en reposer de nouveaux, plus terribles encore. Doris sera même capable de pousser l'homme à l'introspection...

Et c'est là que le sadisme des scénaristes est le plus palpable. Ces petits salopards ne sont que des scientifiques fous, j'en suis persuadé. Des types qui ont fait deux années de fac de psycho pour ensuite se tourner vers un BTS audiovisuel et se faire enlever par des extraterrestres...

Je ne qualifierais pas The Booth at the End de parfaite. D'une image hipster, je ne dirais pas qu'elle est le jazz de la télévision. Mais cette série est une leçon qui enseigne qu'avec un minimum de moyens et d'effort, l'on peut être capable de produire une œuvre aussi efficace que pleine de profondeur.

The Booth at the End ne recherche pas la difficulté ni la longueur, elle réprime au contraire les dialogues inutiles, les phases longuettes et autres scènes dont le monde se passerait bien. Nous en venons là à l'essentiel, à ce que nous voulons.

Car la volonté est bel et bien le fil rouge de la série. Son tenant, son aboutissant.

Aussi je vous le demande sincèrement. Prenez deux heures de votre temps. Coupez votre téléphone, passez en hors-ligne sur skype et surtout servez-vous un café avec une clope. Ensuite, faites un marathon de cette série pendant deux heures, un oneshot de la totalité des épisodes disponibles.

Vous ne le regretterez pas. Cet extraterrestre télévisuel est à voir. Il demande peu d'investissement, voire pas. C'est une expérience plus qu'autre chose. Une chose qui vient, que l'on reçoit et qui disparaît rapidement. Mais c'est une chose qui marque.

Les épisodes sont disponibles Dailymotion en VOSTFR et en HD et FullHD1080, en voici le premier (si la vidéo affiche que vous ne pouvez pas la voir, cliquez simplement dessus) :


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MessageSujet: Re: Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg   Lun 24 Juin - 20:11

Prochaine critique à venir :


House of Cards, par David Fincher que j'apprécie tout particulièrement, et avec mon acteur masculin préféré du septième art : Kevin Spacey.

Je signale au passage le lancement du pilot, ce soir sur CBS, de Under The Dome


D'après le roman de Stephen Kings, et avec Dean Norris (Breaking Bad).

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MessageSujet: Re: Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg   Jeu 25 Juil - 15:51

Oui je sais, je tarde à écrire, mais j'attends de terminer mes vacances chez mes chers parents et de revenir chez moi pour avoir la tranquillité de faire quelque chose... eh bien de tranquille.

Passons cela pour quelques petites informations, actuelles ou en retard, sur quelques franchises ou icônes du monde télévisuel international. Et par télévisuel, j'entends bien évidemment geeko-interneto-hélaso-télévisuel. Ou « La télé qui voudrait sortir de la télé, parce que ça pue. »

Tout d'abord, signalons la mort de James Gandolfini, un de mes acteurs préférés dans l'univers des séries télé, notamment pour son superbe rôle moult fois récompensé dans The Sopranos (Les Soprano).


L'acteur originaire du NewJersey est mort d'une crise cardiaque en Italie, alors qu'il se rendait à un festival cinématographique en Sicile. Une lourde perte pour l'actorat mondial puisque James était en train de bondir dans l'univers du cinéma ces dernières années, gagnant en réputation et en beaux rôles.

On aura pu trouver cette bête de scène dans The Sopranos (Les Soprano), à la télévision, ou encore dans Killing Them Softly (Cogan : La mort en douce) en compagnie de Brad Pitt, voire The Man Who Wasn't There (Le Barbier : l'homme qui n'était pas là) de Joel Coen.

***

Ensuite, toujours dans cette page de déception, c'est le trépas de Cory Monteith qui s'ajoute à la dimension télévisuelle américaine, mort le 13 juillet d'une overdose par drogue et alcool.


L'acteur avait en effet de lourds problèmes de consommation et trouvait sa rédemption dans le rôle de Finn Hudson dans la série Glee. Bien que les tournages étaient souvent retardés à cause de ses soucis, l'homme trouva quand même les moyens d'entrer en cure de désintoxication.

Bien que Glee ne soit pas le genre de séries que j'apprécie, elle demeure une puissante et intense œuvre respectant les traditionnels codes du music-hall à l'américaine, et est donc une production très appréciée dans ce pays, car ancrées dans les essences du cinéma du pays. Le décès du garçon pose donc le problème de l'avenir de la série, puisqu'il y était personnage principal.

***

Enfin pour clore cette triste et froide liste de disparitions, je terminerais avec le départ de Dennis Farina, jouant dernièrement dans la série Law & Order (New York, police judiciaire), décédé le 22 juillet dernier d'une embolie pulmonaire.


Dennis Farina était un ancien du monde du cinéma et de celui de la télévision, on aura pu le voir dans la mythique et vieille série Deux Flics à Miami, ou encore dans Snatch, Saving Private Ryan (Il Faut Sauver le Soldat Ryan)...

C'était un acteur emblématique des copshows et des séries à drame judiciaires.

***


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Anémyce Greenhall
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MessageSujet: Re: Séries à voir - petites critiques pour petit écran du Kelbourg   Jeu 25 Juil - 16:46

N'oubliez pas de lire le post précédent, lié à celui-ci, simplement écartelé pour une meilleur lisibilité et légèreté.

Et maintenant, lourd pavé : quelles seront les séries annulées, renouvelées et créées ? Concision et mocheté dans la mise en forme attention !

ndr : Une création peut être remise en question et éjectée à tout moment, avant, pendant et même après tournage et diffusion du pilote ou des premiers épisodes qui s'en suivent.

Un renouvellement peut aussi être rejeté en plein processus.

Une annulation peut soit être une annulation définitive, à savoir donc le rejet du projet, ou bien simplement la fin normale et prévue d'une série, a terminaison.


Citation :
ABC

Créées :

Agents of S.H.I.E.L.D. (Drame)
Betrayal (Drame)
Killer Women (Drame)
Lucky 7 (Drame)
Mind Games (Drame)
Resurrection (Drame)
Once Upon a Time in Wonderland (Drame)
The Black Box (Drame)
The Goldbergs (Comédie)
Mixology (Comédie)
Trophy Wife (Comédie)
Super Fun Night (Comédie)
Back in the Game (Comédie)

Renouvelées :

Once Upon a Time (Saison 3)
Revenge (Saison 3)
Castle (Saison 6)
Grey's Anatomy (Saison 10)
Modern Family (Saison 5)
Scandal (Saison 3)
Suburgatory (Saison 3)
Nashville (Saison 2)
The Neighbors (Saison 2)
Last Man Standing (Saison 3)
The Middle (Saison 5)
Rookie Blue (Saison 5)

Annulées :

666 Park Ave
Last Resort
Zero Hour
Private Practice
Body of Proof
How to Live With Your Parents For The Rest of your Life
Happy Endings
Malibu Country
Red Widow

Citation :
NBC

Créées :

Chicago PD (Drame)
Ironside (Drame)
The Blacklist (Drame)
Dracula (Drame)
Crossbones (Drame)
Believe (Drame)
Crisis (Drame)
The Night Shift (Drame)
Undateable (Comédie)
Welcome To The Family (Comédie)
Sean Saves The World (Comédie)
The Michael J. Fox Show (Comédie)
About A Boy (Comédie)
The Family Guide (Comédie)

Renouvelées :

Grimm (Saison 3)
Law & Order : SVU (Saison 15)
Parenthood (Saison 5)
Revolution (Saison 2)
Chicago Fire (Saison 2)
Parks and Recreation (Saison 6)
Community (Saison 5)
Hannibal (Saison 2)

Annulées :

30 Rock
The Office (US)
Animal Practice
Do No Harm
Next Caller
Go On
Whitney
Guys With Kids
Up All Night
1600 Penn
Deception
The New Normal
Smash

Citation :
CBS

Créées :

Crazy Ones (Comédie)
The Millers (Comédie)
Mom (Comédie)
We Are Men (Comédie)
Friends With Better Lives (Comédie)
Bad Teacher (Comédie)
Hostages (Drame)
Intelligence (Drame)
Reckless (Drame)

Renouvelées :

How I Met Your Mother (Saison 9 - dernière saison)
Two and a Half Men (Saison 11)
CSI : Crime Scene Investigation (Saison 14)
NCIS (Saison 11)
NCIS : Los Angeles (Saison 5)
The Big Bang Theory (Saison 7)
The Good Wife (Saison 5)
The Mentalist (Saison 6)
Mike and Molly (Saison 4)
Hawaii Five-O (Saison 4)
Blue Bloods (Saison 4)
2 Broke Girls (Saison 3)
Person of Interest (Saison 3)
Elementary (Saison 2)
Criminal Minds (Saison 9)

Annulées :

Made in Jersey
Partners
CSI : NY
Golden Boy
Vegas
Rules of Engagement

Citation :
FOX

Créées :

Gang Related (Drame)
Almost Human (Drame)
Rake (Drame)
Sleepy Hollow (Drame)
Wayward Pines (Drame)
Brooklyn Nine-Nine (Comédie)
Dads (Comédie)
Enlisted (Comédie)
Surviving Jack (Comédie)
Us & Them (Comédie)

Renouvelées :

Raising Hope (Saison 4)
Glee (Saison 5 et 6) INCERTAIN SUITE A LA DISPARITION DE L'ACTEUR PRINCIPAL
The Simpsons (Saison 25)
American Dad! (Saison 10)
Family Guy (Saison 12)
New Girl (Saison 3)
Bob's Burgers (Saison 4)
Bones (Saison 9)
The Mindy Project (Saison 2)
The Following (Saison 2)
24 (Saison 9)

Annulées :

The Cleveland Show
Fringe
The Mob Doctor
Ben and Kate
Touch

Citation :
CW

Créées :

The Originals (Drame)
Tomorrow People (Drame)
The 100 (Drame)
Star-Crossed (Drame)
Reign (Drame)

Renouvelées :

The Vampire Diaries (Saison 5)
Beauty and the Beast (Saison 2)
Supernatural (Saison 9)
Arrow (Saison 2)
Hart of Dixie (Saison 3)
Nikita (Saison 4)
The Carrie Diaries (Saison 2)

Annulées :

Cult
Gossip Girl
Emily Owens, M.D.
90210

Citation :
HBO

Créées :

Family Tree (Comédie)
Hello Ladies (Comédie)
Getting On (Comédie)
Togetherness (Comédi

Renouvelées :

Treme (Saison 4 - dernière saison)
Boardwalk Empire (Saison 4)
Girls (Saison 3)
Game of Thrones (Saison 4)
Veep (Saison 3)
True Blood (Saison 7)
The Newsroom (Saison 2)
Eastbound & Down (Saison 4 - dernière saison)

Annulées :

Life's Too Short
Enlightened

Citation :
Showtime

Créées :

Ray Donovan (Drame)
Masters of Sex (Drame)
Penny Dreadful (Drame)

Renouvelées :

Homeland (Saison 3)
Web Therapy (Saison 3)
House of Lies (Saison 3)
Californication (Saison 7)
Shameless (US) (Saison 4)
Dexter (Saison 8 - dernière saison)
Episodes (Saison 3)
Nurse Jackie (Saison 6)
Ray Donovan (Saison 2)

Annulées :

Weeds
The Borgias
The Big C

Citation :
AMC

Créées :

Low Winter Sun (Drame)

Renouvelées :

Breaking Bad (Saison 5 - dernière saison)
Hell on Wheels (Saison 3)
The Walking Dead (Saison 4)
The Killing (US) (Saison 3)
Mad Men (Saison 7 - dernière saison)

Annulées :

-

Citation :
FX et FXX

Créées :

Saint George (Comédie)
Chozen (Comédie animée)
The Bridge (US) (Drame)
Fargo (Drame)

Renouvelées :

American Horror Story (Saison 3)
Wilfred (US) (Saison 3)
Sons of Anarchy (Saison 6)
The Americans (Saison 2)
Archer (Saison 5)
It's Always Sunny in Philadelphia (Saison 9 et 10)
Justified (Saison 5)
Legit (Saison 2)
Louie (Saison 4)
The League (Saison 5 et 6)

Annulées :

-

Citation :
TNT

Créées :

King & Maxwell (Drame)
L.A. Noir (Drame)
Legends (Drame)
The Last Ship (Drame)

Renouvelées :

Dallas (2011) (Saison 3)
Major Crimes (Saison 2)
Franklin & Bash (Saison 3)
Falling Skies (Saison 4)
Rizzoli and Isles (Saison 4)
Perception (Saison 2)

Annulées :

Leverage
Southland
Monday Mornings

Citation :
USA

Créées :

Sirens (US) (Comédie)
Playing House (Comédie)

Renouvelées :

Suits (Saison 3)
Covert Affairs (Saison 4)
Royal Pains (Saison 5)
White Collar (Saison 5)
Burn Notice (Saison 7 - dernière saison)
Necessary Roughness (Saison 3)
Psych (Saison Cool

Annulées :

Common Law
Political Animals
Fairly Legal

Citation :
MTV

Créées :

-

Renouvelées :

Teen Wolf (Saison 3)

Annulées :

The Inbetweeners (US)
Zach Stone is Gonna Be Famous

Citation :
Syfy

Créées :

Helix (Drame)
Ringworld (Drame)
Childhood's End (Drame)
They Marched Into Sunlight (Drame)

Renouvelées :

Haven (Saison 4)
Being Human (US) (Saison 4)
Defiance (Saison 2)
Warehouse 13 (Saison 5 - dernière saison)

Annulées :

Alphas

Citation :
Lifetime

Créées :

Devious Maids (Drame)
Witches of East End (Drame)

Renouvelées :

Drop Dead Diva (Saison 5)

Annulées :

-

Citation :
ABC Family

Créées :

Chasing Life (Drame)
Ravenswood (Drame)
The Fosters (Drame)
Twisted (Drame)

Renouvelées :

Pretty Little Liars (Saison 5)
Baby Daddy (Saison 3)
Melissa and Joey (Saison 4)

Annulées :

The Secret Life of the American Teenager
Jane By Design
The Lying Game
Bunheads

Citation :
A&E

Créées :

Those Who Kill (US) (Drame)

Renouvelées :

Bates Motel (Saison 2)
Longmire (Saison 2)
The Glades (Saison 4)

Annulées :

-

Citation :
Starz

Créées :

The White Queen (Drame)
Fortitude (Drame)
Power (Drame)
Outlander (Drame)

Renouvelées :

Da Vinci's Demons (Saison 2)
Magic City (Saison 2)

Annulées :

Spartacus
Boss

Citation :
TV Land

Créées :

-

Renouvelées :

Hot in Cleveland (Saison 5)
The Exes (Saison 3)

Annulées :

Retired at 35

Citation :
Comedy Central

Créées :

Broad City (Comédie)

Renouvelées :

Workaholics (Saison 4 et 5)
South Park (Saison 17 et 18)

Annulées :

Futurama
Ugly Americans

Citation :
Cinemax

Créées :

-

Renouvelées :

Banshee (Saison 2)
Strike Back (Saison 4)

Annulées :

-

Citation :
Sundance Channel

Créées :

-

Renouvelées :

Rectify (Saison 2)

Annulées :

-

Citation :
TBS

Créées :

Ground Floor (Comédie)

Renouvelées :

Cougar Town (Saison 5)
Sullivan and Son (Saison 2)
American Dad! (Saison 11)

Annulées :

The Wedding Band

Citation :
History

Créées :

-

Renouvelées :

Vikings (Saison 2)

Annulées :

-

Citation :
Netfix

Créées :

-

Renouvelées :

Hemlock Grove (Saison 2)
House of Cards (Saison 2)
Orange is the New Black (Saison 2)

Annulées :

-

Citation :
DirecTV

Créées :

-

Renouvelées :

Rogue (Saison 2)

Annulées :

-

Citation :
BBC America

Créées :

-

Renouvelées :

Copper (Saison 2)
Orphan Black (Saison 2)

Annulées :

-

Citation :
Showcase

Créées :

-

Renouvelées :

Continuum (Saison 3)
Lost Girl (Saison 4)

Annulées :

-

Citation :
CTV

-

Citation :
Global

Créées :

-

Renouvelées :

-

Annulées :

Bomb Girls

Citation :
BBC One, BBC Two et BBC Three (organisation respective)

Créées :

-

Renouvelées :

Luther (Saison 3)
Doctor Who (Saison 7)
Sherlock (Saison 3 et sûrement 4)

Rev. (Saison 3)
The Fall (Saison 2)

In The Flesh (Saison 2)
Him & Her (Saison 4)
Bad Education (Saison 2)

Annulées :

Hunted (pourrait revenir)

The Hour

Being Human
Lip Service

Citation :
Channel 4

Créées :

-

Renouvelées :

Misfits (Saison 5 - Dernière saison)
Fresh Meat (Saison 3)
Friday Night Dinner (Saison 3)
Utopia (Saison 2)
Derek (Saison 2)

Annulées :

Skins
Beaver Falls
Shameless

Citation :
IFC

Créées :

-

Renouvelées :

Portlandia (Saison 4 et 5)

Annulées :

-

Citation :
ITV

Créées :

-

Renouvelées :

Broadchurch (Saison 2)
Downton Abbey (Saison 4)
Mr Selfridge (Saison 2)
Whitechapel (Saison 4)
Vicious (Saison 2)

Annulées :

-

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