Forum de la guilde RP Le Talandra, Navire marchand des mers d'Azeroth, sur le serveur Kirin Tor du MMORPG World of Wacraft.
 
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 Les entraînements du Talandra

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Anémyce Greenhall
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MessageSujet: Les entraînements du Talandra   Sam 2 Nov - 14:32

Depuis qu'elle était passée maître d'armes, et même bien avant cela, Anémyce Greenhall organisait sous l'impulsion du cadre officier des entraînements matinaux, chaque matin dès la huitième heure.

La plupart du temps en groupe, et peu spécifiques alors, ceux-ci se focalisaient sur un renforcement physique des membres de l'équipage et le développement de leurs capacités, tels les réflexes, la survie, la compréhension de règles variées ou de comportements à intégrer pour la bonne réussite des nombreuses missions de l'entreprise.

Jeux d'obstacles, courses, prestations physiques diverses, combats aux armes ou à mains nues, performances arcaniques ou simulations pratiques, de semaine en semaine le tout variait et offrait un nouveau cadre pour l'apprentissage de chacun.


Semaine du 4 au 10 novembre, début exceptionnel au 2 :

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Semaine du 15 au 17 novembre :


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Semaine du 25 novembre au 1er décembre :

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Dernière édition par Anémyce Greenhall le Lun 25 Nov - 17:09, édité 3 fois
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Anémyce Greenhall
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MessageSujet: Re: Les entraînements du Talandra   Sam 2 Nov - 16:30

Entraînement de la semaine du 4 au 10 novembre, avec début exceptionnel au 2 :


Comme chaque jour, de manière routinière, Anémyce attendra les membres de l'équipage à la huitième heure pour l'entraînement quotidien.

Cette semaine, pas d'efforts physiques, pas d'obstacles à sauter, d'endurance à prouver, ou de coups de bâton à donner à ses collègues sous le regard dur et critique de la grande femme rousse. Non, une semaine cette fois assez tranquille en apparence, peut-être même intéressante pour ceux qui y trouveront une certaine accalmie, et une claque dans les habitudes qui fatiguent.

La maître d'arme aura rassemblé ce premier matin les membres de l'équipage au pont en batterie, où sommeillent les beaux et longs canons kelbourgeois, leur demandant même de se poser s'ils le veulent bien, ou de prendre un verre -d'eau il faut le dire- ou un en-cas. Car oui, ils ne bougeraient pas avant une paire d'heures, et ils devraient se montrer silencieux, et attentifs, sauf pour poser des questions intéressantes et utiles.

Encore fallait-il avoir l'envie de braver la voix solide de la Dame qui parlait sans cesse, et avec un entrain à faire frémir quelques vétérans.



***


Citation :
« Comme vous avez pu le constater, et même pour certains y toucher vous-mêmes, depuis le mois dernier le Talandra a de nouveaux canons. D'un plus gros calibre, et donc d'une plus grosse puissance de feu.

Plus le calibre est grand, plus le coup est puissant, d'accord ? Mais plus le calibre est grand, plus le boulet est lourd, et le canon aussi, et plus son entretien comme sa préparation est longue et compliquée. »


Citation :
« Une seule de ces belles bêtes, heureusement en acier-cobalt, peut peser jusqu'à quasiment deux tonnes. Et je compte là-dedans l'affût, la pièce en bois sur laquelle le canon repose.

Ceux-ci mesurent dans les 6 mètres et quelques, soit une petite taille contrairement au format, ce qui veut dire une portée plus légère que la normale, mais une simplicité d'usage en contrepartie.

Un canon ne peut accueillir que les boulets de son calibre, qui correspondent à leur diamètre. Un boulet pour ces canons pèse donc 36 livres, soit 17kg, pour 17 centimètres de diamètre. »
Citation :
« Bien. Pour continuer dans cette mise en bouche qui consiste juste à exposer les faits : il faut savoir aussi qu'un canon d'un tel calibre peut tirer un boulet qui sera transporté jusqu'à 3 700 mètres ! C'est ce qu'on nomme la portée maximale, c'est-à-dire que c'est le chemin que pourrait faire le boulet si rien ne l'arrête, dans le vide, jusqu'à retomber de lui-même au sol, car il aura perdu en vitesse et subit la physique de notre monde.

Evidemment, plus le boulet a fait du chemin, plus il a perdu et en force, et en justesse. Il fera donc moins mal, et pas forcément à l'endroit désiré.

Cependant, on parle aussi de portée utile, comme pour les autres armes à feu. C'est la portée limite pour faire un tir efficace, et celle-ci est de 1km et quelques !

Trivia : Sur terre plus que sur mer cela dit, un boulet est capable de rebondir. C'est-à-dire qu'au lieu de s'écraser et de s'arrêter, le boulet ricoche et reprend sa route, plusieurs fois, pouvant ainsi gagner plus d'un kilomètre de distance. Et ce, pour que sa trajectoire varie de seulement d'environ 2 mètres horizontalement. »
Citation :
« Bien, passons à plus concret. Comment charger un canon mes petits ?

Premièrement :

Le canon n'est pas en batterie, c'est-à-dire que sa bouche ne fait pas face au sabord, la fenêtre du navire pour le canon. Il est tourné vers celui qui charge la pièce d'artillerie. L'affût est fait de manière à pouvoir faire pivoter l'arme sans grande crainte ni grande peine.

On enfance une gargousse, c'est ce qui contient la poudre, dans la bouche du canon. Pour bien l'enfoncer jusqu'au fond, on utilise cette grande tige là, un refouloir, qui permet de bien la pousser.

Deuxièmement :

Il faut ensuite refouler ce qu'on nomme un valet. C'est du vieux cordage qui servira à tenir en place les parties, afin de garder de la justesse dans le tir.

C'est après ce valet qu'on refoule le boulet, enfin me direz-vous ! Et oui. Et après ce boulet, encore un valet.

Troisièmement :

Le canon est chargé. Mais la dernière étape est la plus évidente de toute. Il faut mettre le canon en batterie, c'est-à-dire tourner la bouche vers le sabord. On dit alors qu'il faut palanquer le canon, en soit utiliser les palans, les cordages qui retiennent ce dernier pour qu'il supporte le recul du tir. »
Citation :
« Le canon est donc chargé, et est positionné en batterie. Nous sommes dès lors quasiment prêts à tirer, reste simplement à amorcer le tir, et à viser.

Comment amorcer et viser ?

Tout d'abord :

Voyez ici, au cul du canon, sur le dessus ? Il y a une petite fente d'un bon gros pouce de diamètre. Ce passage se nomme la lumière, c'est l'endroit qui servira d'amorce pour la mise à feu. La lumière donne tout droit sur la gargousse refoulée précédemment. Il va falloir la dégorger, c'est-à-dire la percer avec un dégorgeoir, une pique légère.

Ensuite :

Il faut remplir la lumière avec de la poudre. Pour cela, on se sert d'une simple corne. On laisse ensuite une trainée de poudre sur le canon, qui servira d'amorce. Vous l'avez compris, c'est l'amorçage.

Enfin :

On manipule l'affût sur lequel repose le canon de manière à diriger le canon en hauteur, puis horizontalement, afin de changer l'azimut, à savoir le degré par rapport au nord, dans le sens des aiguilles d'une montre. Cette dernière étape de la visée, c'est le pointage. »
Citation :
« On va donc maintenant être prêt à tirer. C'est pas trop tôt, je sais. Mais tout vient à point à qui sait attendre.

Alors, maintenant je vais vous dire comment tirer.

Dans un premier temps :

Il faut s'assurer de la tenue des palans et des bragues. Ce sont les cordages et les systèmes de poulie qui tiennent le canon et son affût en place. Car évidemment, lors du tir, la puissance de feu est telle que la pièce subira un mouvement de recul. S'il n'était attaché, le canon traverserait alors la coque de notre propre navire pour disparaître dans l'eau. Il est nécessaire donc, de l'attacher convenablement.

Mais ce n'est pas tout. Il faut l'attacher et pour éviter le recul, et pour éviter le retour de ce recul, avant que le canon ne rebondisse pas pour percuter le sabord.

Dans un deuxième temps :

Il faut utiliser un accessoire nommé le boutefeu. Ce dernier va bouter le feu à l'amorce, c'est-à-dire l'enflammer pour produire le tir. La poudre va brûler, passer par la lumière, et le coup va partir.

Pour terminer :

On palanque le canon pour le retirer du sabord, et on nettoie l'âme de ce dernier, c'est l'intérieur du canon. Pour se faire on utilise un écouvillon qu'on passe en tournant plusieurs fois avant de dégager les crasses et d'éclaircir l'âme.

C'est l'entretien du canon, et la préparation à son rechargement. »
Citation :
« Bon. Je vais en terminer avec mes histoires, car vous devez commencer à flancher, je le sens.

Sachez qu'il existe plusieurs techniques de tir, ou plusieurs projectiles même pour les canons.

Par exemple, lorsqu'on s'attaque à un bâtiment naval, on peut avoir le choix ou d'en démolir la structure, ou d'en attaquer les membres d'équipage. Cela dépend si l'on chercher à couler, ou à aborder le navire adverse.

Dans le cas d'un coulage, on tirera à pleine puissance sur le bateau. Car les boulets ont une force de pénétration très grande, pouvant parfois traverser la première coque, et la seconde derrière.

Mais si on cherche à aborder, alors on fera ce que l'on nomme saigner le canon. On mettra moins de poudre dans ce dernier, afin que le tir soit moins pénétrant mais plus frappant, ce qui fera exploser la coque adverse au lieu de la traverser, propageant des copeaux de bois qui lacéreront les ennemis.

Sinon, il y a les boulets originaux. Comme par exemple la grenaille, que l'on surnomme raisin en raison de sa forme de grappe. Ce sont de plus petites boules attachées les unes aux autres et qui se disloqueront en plein tir, pour se disperser et s'en prendre aux membres ennemis.

Ou encore le boulet double, un boulet tranché en deux et relié par une barre solide, ou deux boulets enchaînés entre eux. Au tir, le double s'élance en tournoyant dans l'air, ce qui offre au projectile non pas une capacité écrasante ou pénétrante, mais tranchante comme une épée. Ca permet de découper l'équipage, ou les mâts. Voilà voilà mes chers élèves. »
Sa leçon passée, Anémyce aura donc convié l'assemblée à la suivre à la forêt d'Elwynn, où elle les embarquera dans une zone tranquille et abritant des canons présents pour l'occasion.

Réitérant ses explications, elle proposera à chacun d'exercer au tir à blanc, les observant agir étape par étape, corrigeant les mauvais gestes, les sales habitudes à venir, et continuant ses leçons ou ses anecdotes de folie.

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MessageSujet: Re: Les entraînements du Talandra   Ven 15 Nov - 16:46

Entraînement de la semaine du 15 au 17 novembre :

Au grand bonheur des membres d'équipage mais au grand damne d'Anémyce elle-même, les devoirs du Talandra et le voyage en mer feront de cette semaine une semaine courte et ponctuée de peu d'entraînements.

Mais, la rouquine s'en contentera, profitant des aspects sauvages du sud d'Azéroth pour préparer les talandrais au combat, à la survie, et à d'autres petites choses amusantes et vivifiantes...

Ainsi donc, Anémyce Greenhall comptera sur la présence de chacun dès la huitième heure et dès aujourd'hui, à la Baie-du-Butin. Motivée comme tout, d'assez bonne humeur étrangement, elle fera montre de très peu de jeux de mots et d'autres plaisanteries sur les surnoms ou le comportement.

Au programme donc, cette semaine, de longues et intenses virées dans les jungles non loin de la ville du Cartel gobelin. Mêlant l'utile à l'agréable, Anémyce organisera une chasse par jour afin de rapporter des vivres en plus d'enseigner aux membres d'équipage la traque, la reconnaissance et le repérage en milieu hostile.

Il sera question de se déplacer dans les tièdes boues de la région, en silence, avec de l'équipement léger et particulièrement mobile. Il sera question aussi de se fier au soleil pour connaître l'heure, d'après sa position, de situer le nord et les autres directions sans faire usage de magie, ou de technologie.

Et bien évidemment, de s'en prendre à la faune, la voir fuir aux premiers bruits, la voir s'organiser et pousser l'homme à s'organiser en conséquence. Et ce jusqu'à pouvoir sérieusement chasser, après moult erreurs certainement.

Ne pas effrayer sa cible, ne pas la manquer, ne pas juste la blesser, et faire usage de ses alliés, en communiquant, pour que tout se travail représente une réelle avancée dans le comportement de chacun.

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MessageSujet: Re: Les entraînements du Talandra   Lun 25 Nov - 17:04

Entraînement de la semaine du 25 novembre au 1 décembre :

Après la pause accordée aux membres d'équipage suite aux récentes semaines riches en aventures et en efforts, Anémyce reprenait enfin ses véritables entraînements, à savoir des matinées pouvant se révéler éprouvantes pour les uns, et au moins dignes d'un excellent réveil pour les autres. Le Talandra mouillait actuellement en Hurlevent, à son bon et beau port, aussi la rouquine comptait bien en profiter, pouvait-on être en automne et ressentir les fraîcheurs naissantes de l'hiver et de son Voile qui approchaient à grands pas cavaliers.

C'est ainsi que la maître-d'armes attendit comme à son habitude dès la huitième heure les talandrais à venir la rejoindre sur le pont. Elle semblait particulièrement amusée par l'idée qui la turlupinait depuis un petit moment, et sûrement qu'Eyaell Valorians l'avait inspirée dans son idée, avec ses histoires de sauvetage, car c'est le torse bombé et le mondé levée qu'elle s'adressa ainsi aux gens qui lui faisaient face :

Citation :
« Cette semaine, mes loulous, nous allons NAGER ! Et j'ai dit NAGER. Pas BARBOTER. Ce n'est plus les vacances, terminés les congés, fini le temps de repos, en ce moment c'est calme, alors c'est avec moi que vous allez vous dépenser, et avec énergie, dans les eaux de Hurlevent ! »
Citation :
« Nous allons utiliser les chaloupes pour nous écarter du port et approcher le phare plus loin, histoire de ne pas gêner les voies maritimes du coin. Ensuite, ce sera exercice, exercice, et encore exercice de nage jusqu'à midi ! »
Et sitôt ses obscures et sibyllines précisions passées, elle rejoint une des chaloupes, en désigna une seconde, et il fut décidé de faire plonger tout cela, pour ramer jusqu'au phare, où elle demanda aux membres du Talandra de rester sur la roche du bâtiment de lumière, alors qu'elle s'éloignait en ramant, seule sur les deux chaloupes, fermement liées de cordage pour l'occasion.

Citation :
« Très bien, mes amis ! Je confisque vos chaloupes ! Si vous voulez revenir au Talandra, il faudra vous débrouiller à la nage !

Voici les règles :

Pas de magie !
Pas de polymorphie !
Pas le droit de rejoindre la terre ferme, juste le Talandra !
Juste de la nage !

Vous verrez que sur le chemin, j'abandonnerai des tabards du Talandra ! Il faudra les récupérer en passant. Débrouillez-vous comme vous voulez, partagez-vous la tâche, soutenez-vous si quelqu'un n'arrive plus à nager de lui-même, plongez si un tabard coule sous le poids de l'eau !

Je veux mes dix tabards, et mes hommes à bord du Talandra au plus vite, et je vous surveille, bien sûr. »
Et se mettant debout sur sa chaloupe, la grande femme un cinquième-d'elfe usera d'un sifflet pour briser les oreilles de ses compagnons, leur faisant signe de se dépêcher d'obtempérer, et recommencera à ramer en direction du Talandra, déjà à balourder des tabards à l'eau.

Oui. Eyaell l'aura inspirée. Au grand regret de tous probablement, car elle prendra cette semaine un grand plaisir à ses jeux de nage, de plongée et de course dans l'eau iodée du port.

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MessageSujet: Re: Les entraînements du Talandra   Mar 10 Déc - 16:02

Entraînement de la semaine du 9 décembre au 15 décembre :

A l'instar d'il y a quelques semaines, Anémyce regroupera cette semaine les membres d'équipage pour leur offrir une nouvelle leçon plus orale que physique. Oh, qu'ils n'espèrent cela dit pas trop, du combat, de la dépense et de l'effort, il y en aurait quand même pour sustenter leur petite âme et leur frêle corps.

Mais avant d'en arriver, il fallait à la rouquine déverser un brin de ses connaissances, et c'est assise voire debout sur une table qu'elle le fera, les poings sur les hanches, et à base de grand gestes.

Citation :
Bonjour mes chers élèves et autres scarabées. J'espère que vous avez bien ouvert vos esgourdes, parce qu'aujourd'hui on va parler encore d'armes. Et par armes j'entends lames cette fois. On va donc faire dans le classique, dans le proto, dans les primeurs de l'armement de fer, d'acier ou de bronze.

Et ce que nous allons faire, ou du moins, ce que je vais faire pour vous, c'est vous parler des différentes armes, généralement en tous les cas, vous expliquer leur usage, leurs dérivés, leurs particularités.

Bien.

Vous n'êtes pas sans savoir que les armes traditionnelles se divisent en deux écoles principales et omniprésentes. Il y a d'une part l'école de la pointe, du pointage. De l'estocade.A savoir percer son adversaire. Cette école est celle de l'épée, mais j'y reviendrai tout de suite après.

Car il y a aussi la seconde école, celle de la taillade, ou de la taille pour parler avec exactitude. Cette école est celle du sabre.

Dans l'histoire de l'armement traditionnel, les armées, les forgerons, les généraux principalement, ont beaucoup travaillé à établir et générer des armes de plus en plus efficaces et parfaites, c'est-à-dire meurtrière d'une part, et mettant peu en danger son utilisateur de l'autre. Car évidemment nous parlons là de corps à corps, et attaquer, c'est forcement ne pas pouvoir se défendre, et en cas d'échec de l'assaut, la mort n'est pas rare si on manque de vivacité, ou de jugeote. Il y a donc eu beaucoup d'oppositions entre les deux écoles, dans des mêmes armées, comme entre royaumes ou peuples. Certains en sont venus à préférer l'une plutôt que l'autre, au point d'en faire leur signe distinctif.

Citation :
L'école de l'épée.

L'école de l'épée est souvent assimilée à l'infanterie. Au contingent qui se déplace à pied, et combat à terre. L'épée, c'est le symbole de la noblesse dans le combat, dans le pouvoir, dans le droit de vie comme de mort. C'est le droit du sang forgé avec de l'acier et un peu de fer.

Ca, c'est de la prose. Mais dans les faits, l'école de l'épée c'est composer avec une arme qui possède un double tranchant, c'est-à-dire qui peut trancher à gauche comme à droite, et donc possède une lame symétrique, terminée par la pointe. C'est ce caractère symétrique et pointu qui fait de l'épée une arme spécialisée dans l'estocade, c'est-à-dire qui profite de l'aspect acéré de la pointe pour pouvoir pénétrer l'armure d'un coup porté dans l'axe de l'arme.

De manière stricte, une épée n'est pas faite pour tailler, cela dit, cela reste possible et certaines épées en font leur spécialité, mais ce sont des exceptions.

De manière usuelle, une épée se porte du côté de notre main d'épée. Un gaucher portera son épée à gauche, un droitier à sa droite. Ce qui fait qu'il ne portera pas l'épée avec sa main d'arme, mais avec l'autre. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que la main d'épée se doit de porter communément un bouclier ou une arme de défense personnelle, qui devra réagir plus promptement que notre seconde main. La vivacité et la réaction allant à notre main principale portant le bouclier, on aura davantage de chance de bien parer, et d'ensuite pouvoir porter une estocade à l'épée de notre seconde main, qui relève d'un geste simple ne nécessitant que de pousser devant soi avec force, mécaniquement.

Cependant, dans le cas d'un port d'épée uniquement, le choix de la main est anecdotique et préférentiel, sans compter le fait que certaines épées se manient à deux mains, souvent d'ailleurs par usage de la taille en prime de l'estocade.

Car en effet, l'épée, bien que peu parfaite pour tailler, est aidée par la symétrie de sa forge pour pouvoir être maniée.

Imaginons ceci : un homme portant une épée exécute un coup de taille vers la droite. La partie droite de sa lame étant tranchante et donc plus fine à son bord que le centre de la lame, la gouttière, l'épée exécutera un mouvement clair et sans soubresaut. Son coup exécuté, il se doit ensuite de faire revenir sa lame sur sa gauche, il doit donc estomper la force générée par son coup à droite pour la compenser et pouvoir la répercuter sur sa gauche. Et comme la partie gauche du tranchant de sa lame est tout aussi fine que la droite, il pourra avec aisance le faire.

Ce qui n'est pas le cas pour un sabre. C'est ce qu'on nomme le moment quadratique.

Toujours dans le rapport à la symétrie, l'épée est droite. C'est ce qu'on nomme avoir une flèche nulle, ou courte.En effet, si on imagine une ligne imaginaire allant de la pointe, l'extrémité de la lame, au talon, sa partie la plus large et qu'on mesure la distance perpendiculaire entre elle et le dos de la lame, on tombera sur un infime résultat, à contrario d'un sabre, qui aura une flèche plus grande, la lame étant plus ou moins courbe.

La droiture caractéristique des épées contribuant à la symétrie fait que de taille, la lame frappera toujours systématiquement la cible de manière perpendiculaire, avec un mouvement cinématique. Cela traduit donc une baisse de puissance de la part de l'épée, qui verra sa force de frappe renvoyée à toute la longueur de sa lame, en prime du poignet du manieur. Donc, moins de dégâts tranchants, mais davantage contondant.

La rouquine s'arrêtera alors, en soufflant un coup.

Citation :
La suite demain : descriptif de l'épée, et caractéristiques de l'école du sabre.

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